Si je ne connaissais pas avec précision les emplacements des touches de mon clavier, je pense qu’il me serait impossible d’écrire cet article. Mon nerf optique est en train de fondre et à cela il n’y a qu’un seul coupable : Beat Hazard ; fier représentant des Epileptic Geometry Surf games, un genre encore trop sous représenté à mon goût.
Geometry car le développeurs de Cold Beam Games se sont très amplement inspirés du gameplay de Geometry Wars, tout juste accompagné de légères variantes et d’une référence plus claire à Asteroïds.
Surf, car, comme dans Audiosurf, il permet d’importer ses propres .mp3 pour générer les niveaux de jeu.
Et Epileptic, parce que je vous mets au défi d’y jouer plus d’une demi heure d’affilée sans vous retrouver étalé sur le sol, soumis à de violentes convulsions.

Il y a bien deux boss sur cette image !
Comme dans Geometry Wars donc, vous contrôlez un petit vaisseau dans un espace fermé, et êtes constamment assailli par des hordes d’autres plus ou moins petits vaisseaux. Le stick gauche sert à vous déplacer, le droit à choisir l’orientation du tir (le jeu est aussi jouable au clavier et à la souris mais j’ai eu un moins bon feeling), un bouton vous permet, enfin, de lâcher une bombe qui nettoiera de tout opposant faible. A cela s’ajoute la génération de niveaux basée sur les musiques stockées sur votre PC. Le genre de feature qui, personnellement, me fait craquer comme une pile de parpaings sous le coude de Chuck Norris. Et pour le coup, ici, ça marche plutôt bien. La fréquence des tirs augmente en même temps que l’intensité de la musique, de même que la difficulté du niveau semble-t-il. Assez jouissif quand on sait à quel moment un morceau va « partir », et que cet instant est souligné par l’arrivée d’un (ou deux) boss et d’une puissance de feu phénoménale. Alors, bien sûr, on pourrait se dire que finalement, le type de morceau choisi impacte sur la difficulté du jeu…eh bien pas tant que ça. J’ai testé sur du Gorillaz bien calme, du Bloody Beetroots moyennement énervé, et du Belphegor carrément en colère ; et au final la difficulté reste sensiblement la même, le feeling global est juste différent. Le seul élément à déplorer dans l’exploitation de la musique est la gestion du volume. En effet celui-ci est représenté par une jauge que l’on peut remplir en collectant des power up, jauge qui revient à zéro en cas d’échec. A cela est associée une notion de puissance, elle aussi gérée via des power up, et qui augmente le cône de tir du vaisseau. A noter que chaque partie vous fait gagner le l’expérience et des grades, vous rendant de plus en plus puissant et décérébré.
Donc je résume : augmentation de la cadence de tir + augmentation du champ de tir… jusque là ça va encore ?…Bon alors on va ajouter fond noir, couleurs vives et éléments flashant sur le beat…ça commence à piquer ? Non ? Bon ok, une vidéo sera sûrement plus parlante dans ce cas.
Voilà, je pense que vous avez maintenant un petit aperçu des potentiels troubles oculaires que peut occasionner le jeu. Mais malgré cet aspect, sûrement dû à une conspiration visant à vendre encore plus de secondes paires de lunettes gratuites, le jeu reste fun, et le fait de générer des niveau par le biais de ses propres morceaux incite à la découverte. On vient souvent à se dire “Allez, une petite dernière pour voir ce que ça fait sur Larusso“. Un petit jeu à déguster par doses raisonnables donc, via Steam ou le Xbox Live, pour éviter la mort cérébrale.
Warning ! oeil qui pleure…
[...] Les Chocolatiers? Chez eux, ca fait plutôt swish swish swish, ba-ding! Ou Dum-Ba Dum-Ba Boom Boom, Dum-ba dum-ba dum-ba Boom boom. Ou encore tum, badi, tum badi, dum dum dum [...]
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