Boîte de chocolats : Continuity

Continuity fait partie de ces jeux, oui ceux-là là, ceux qui vous font dire « Mais ouiiiii ! Mais bien sûr ! Mais c’est tellement évident ! Mais comment n’y a t’on pas pensé plus tôt ? ».  Tellement évident qu’il a décroché, il y a quelques semaines de cela, le prix étudiant à l’IGF 2010.

Alors quoi ? La réalisation envoie tout le reste aux oubliettes ? Non. C’est propre mais rien de très impressionnant. La musique contient des messages subliminaux forçant le joueur à aimer ce jeu ? Peut-être, en tout cas elle ne m’a pas laissé un souvenir impérissable.

Non, en fait c’est simplement le concept qui m’a fait boucler le jeu d’une traite. Bon, d’accord, il n’est pas très long mais quand même, ce n’est pas tous les jours que j’ai du mal à décrocher. Car voilà, les étudiants de la Chalmers University of Technology ont eu la brillante idée de mélanger le taquin et le jeu de plateforme. Ce qui donne… un puzzle plateformer.

L’objectif du jeu est simple : relier un point A (départ du personnage) à un point B (porte de sortie) en passant par des points N (clefs). Jusque là, tout va bien. Mais les choses prennent une toute autre tournure quand le niveau est en fait découpé et réparti, dans le désordre, sur plusieurs cartes. Le jeu passe alors sur deux plans : une vue d’ensemble permettant de réassembler le niveau en déplaçant ses morceaux, façon taquin; et une vue serrée servant à activer et déplacer l’avatar dans ce dédale. Mais, contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, il ne s’agit pas de reconstituer bêtement le puzzle dans son entier avant de le parcourir de l’intérieur. Non, ici les niveaux sont à géométrie variable : un morceau de niveau ne trouvera donc jamais une place fixe.  Il conviendra alors de créer des chemins temporaires plutôt qu’un tableau fixe.

Continuity - 01

Le coup de génie des développeurs est donc d’avoir simplement ajouté une dimension de jeu à l’intérieur d’un puzzle game classique. On regrettera peut-être une première partie trop simple vis-à-vis du potentiel du concept, mais les derniers niveaux exploitent correctement toutes les mécaniques mises en place. Mais je vous invite plutôt à vous faire votre avis sur ce jeu, et si le cœur vous en dit, à répondre au sondage des développeurs visant à améliorer leur produit pour une sortie sur iPhone.



2 Responses to “Boîte de chocolats : Continuity”

  1. Damien dit :

    Un vrai bon petit jeu.

    Ce que je trouve dommage avec Continuity, c’est qu’on est obligé de résoudre le jeu comme les designers l’ont prévu et non pas comme le système le laisse paraître.

    Par exemple, mettre côte-à-côte deux images qui collent ensemble visuellement ne veut pas forcément dire que je vais pouvoir passez mon personnage d’une image à l’autre. Si le designer ne l’a pas prévu, c’est impossible et cela casse tout de suite un peu l’intérêt du jeu. Ça rend le chemin linéaire alors qu’il a tout pour ne pas l’être. Bref, le jeu m’a déçu sur cet aspect.

  2. PAF dit :

    Oui je suis d’accord avec toi en un sens. On fini plus par essayer d’assembler des côtés strictement identiques pour faire son chemin(ce qui n’est pas clair dès le départ), ce qui détourne un peu l’intérêt…
    D’un autre côté, les formes des pièces + le noir et blanc est à limite de l’illusion d’optique et on se dit que s’ils poussent plus loin dans cette voie ça risque de faire mal à la tête.

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