Le jeu vidéo et les daltoniens

Rock, Paper, Shotgun a publié un article assez intéressant il y a quelques semaines sur le jeu vidéo et les daltoniens.

Il dénonce un vrai manque de prise en considération de cet handicap par les développeurs de jeux vidéo. Le dernier exemple en date étant Bioschock 2 avec son mini-jeu de hacking qui est injouable par les daltoniens. Paradoxalement, ce sont plutôt les développeurs indépendants qui pensent à ce handicap (Peggle, Chains, etc.) et très peu les plus gros développeurs.

Il y a plusieurs types de handicaps liés à la perception des couleurs, comme on peut le voir sur ce site, mais un seul touche véritablement une partie importante de la population. Donc ce serait plutôt ce dernier qu’il faudrait prendre en considération en premier.

L’idée n’est pas bien sûr de revoir toute la gamme colorimétrique de son jeu, mais plutôt de se focaliser sur tous les éléments de gameplay et de faire en sorte que ces derniers soient accessibles pour les daltoniens.

Alors cela peut se faire de plusieurs manières, comme éviter certains tons de couleurs (mettre du bleu dans du vert pour qu’il soit dissociable du rouge par exemple) ou alors avoir une double information où des signes s’ajoutent aux couleurs. Par exemple, pour reprendre le mini-jeu de Bioschock 2, on pourrait très bien avoir les colonnes rouges hachurées et les colonnes vertes avec des étoiles, comme cela elles sont directement différentiables avec un autre composant que leur couleur. Bon après il faut bien sûr respecter la direction artistique du jeu, mais à partir du moment où l’équipe commence à réfléchir au sujet, elle trouvera des solutions adaptées à leur contraintes.

Adaptation du mini-jeu de Bioshock 2

Si vous voulez voir la perception des daltoniens ou si vous souhaitez vérifier que votre interface est compréhensible, vous pouvez utiliser ce simulateur.



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