On continue sur notre lancée des jeux Bioware avec le RPG (Role Playing Game) pure souche : Dragon Age Origins.
Dragon Age Origins est le successeur spirituel de Baldur’s Gate, l’un des RPG occidentaux les plus renommés et aussi l’un des jeux qui a donné au studio ses lettres de noblesse et son statut de l’un des meilleurs créateurs de RPG au monde, rien que ça.
J’ai pu m’essayer à la version Xbox 360 et j’ai aussi assisté à une présentation par l’équipe du jeu de la version PC.
DAO était donc disponible pour la première fois en version jouable sur console. Il était complètement traduit en allemand sur l’ensemble du contenu textuel, mais il conservait les voix originales en anglais, ce qui est à mon avis la meilleure chose à faire en terme de localisation (tous les jeux devraient proposer de la VOST, au moins en choix), en espérant que cela reste maintenu jusqu’à la sortie du jeu.
Le jeu se joue comme un jeu de rôle PC, mais avec des contrôles adaptés au pad console : raccourcis pour les actions au niveau des boutons de la façade et menus circulaires adaptés au sticks. Le combat est basé sur un système d’actions successives, cela veut dire qu’il se rapproche plus d’un RPG traditionnel (ou d’un MMO) que d’un jeu comme Fable ou Zelda et que le joueur peut mettre en pause à tout moment le combat pour définir l’ensemble des actions de sa troupe. Globalement, cela se joue assez bien au pad, même si c’est toujours plus rigide que les actions-RPG auxquels sont habitués les joueurs console. Petite précision par rapport au système de combat, DAO a la particularité de ne pas suivre les règles du jeu de rôle Dongeon & Dragon, contrairement aux anciens RPGs de Bioware, ceci pour prendre un peu plus de libertés par rapport aux mécaniques de jeu d’après les membres de l’équipe.
C’est très difficile de juger ce type de jeu sur un salon et d’autant plus avec le pad seulement cinq minutes en mains, mais le tout semble plutôt maitrisé et le port console paraissait plutôt intelligemment fait.

Graphiquement, c’est du jeu de rôle archi-classique et pour ainsi dire, assez générique. C’est plat et sans réelle direction artistique. La version PC avait un rendu plu net et détaillé que la version console, mais pas de quoi sauter au plafond non plus. L’intérêt du jeu n’est pas là, certes, et puis ça reste correcte, mais c’est toujours décevant de voir ce résultat de la part du studio qui réalise aussi Mass Effect 2. Seul “prouesse technique”, la gestion du sang qui repeint les différents personnages du jeu au cours d’un combat est assez surprenante.
La présentation PC avait pour but de montrer l’importance et les conséquences des choix réalisés par le joueur. L’équipe parlait de “Choices 2.0″, ce qui, en dehors d’être amusant et un peu pompeux, est plutôt explicite sur les ambitions des gars de Bioware et leur volonté de franchir un palier par rapport à leurs précédents jeux.

L’équipe nous a montré tout d’abord une petite vidéo récapitulative pour savoir où était situé notre héros dans l’histoire (un truc du type “Previously on Lost“). On est arrivé ensuite directement dans le jeu, le joueur avait atteint la fin de sa quête et il devait récupérer des cendres d’une valeur symbolique et curative inestimable. C’est ici que les développeurs ont pris leur première décision importante : prendre les cendres nécessaires à l’accomplissement de la quête et détruire ce qu’il en restait. Ce dernier geste a choqué une partie de notre troupe (”comment peux-tu détruire quelque chose d’aussi inestimable ?”), le joueur répondit que cela était nécessaire pour qu’aucune personne ne s’en empare, mais cela ne suffit pas et la moitié de la troupe se lança dans un combat à mort contre le héros et le reste de la troupe. Fin du combat, beaucoup de sang a coulé, la moitié de la troupe a été exterminée et… c’est la fin de la première solution (à un détail près, il y avait aussi un autre personnage à tuer un peu plus tard).
Seconde possibilité, le héros décidait de conserver les cendres, tout le monde était content, le lieu allait pouvoir devenir un site de visites pour l’ensemble de l’humanité, mais petit problème : un dragon attendait note petite troupe à l’extérieur. S’ensuivait un combat épique avec un finishing move au ralenti pour mettre fin à l’escarmouche.

Voilà en gros, ce qui a été montré sur les choix scénaristiques, sachant que le joueur pouvait aussi prendre les cendres pour lui-même, les contaminer avec du sang de dragon pour en faire un truc encore plus fou, bref, il y avait l’embarras du choix.
Pour conclure, Dragon Age Origins paraît solide en terme de combats et de choix narratifs. Avec ses plusieurs dizaines d’heures de jeu (120h en prenant son temps d’après les devs), il ne devrait pas décevoir les puristes du jeu de rôle, pour les autres ce sera très certainement moins accessible mais peut-être intéressant (histoire, etc.). A noter, que le jeu attirait autant (voir plus) de monde que Mass Effect 2 lors de la gamescom. Cela montre à quel point les allemands sont friands de jeux PC traditionnels.
