Romain ayant lancé les articles sur les jeux iPhone, je dois à tout prix vous parler de iBlast Moki et ceci avant même de continuer mes articles sur la gamescom. Pourquoi ? Parce que iBlast Moki est en partie réalisé par un ami, qu’il est excellent et qu’il sera disponible très bientôt !
iBlast Moki est un physic puzzle game tout mignon, une sorte de mix entre un Incredible Machine, Loco Roco et World of Goo. Le but du jeu est d’amener les Moki dans un vortex pour qu’ils s’échappent du niveau, la difficulté venant du fait qu’on ne contrôle pas directement les Moki. Sorte de boule à expressions, le Moki a la particularité d’être sensible à toute force physique tout en étant insensible aux explosions. Une sorte de boule explosionproof, si vous voulez. Le joueur doit donc disposer des bombes un peu partout dans le niveau pour propulser le (ou les) Moki jusque dans le vortex. Là où ça se corse, c’est qu’il faut définir le moment où chaque bombe va exploser, que tout plein d’obstacles viennent peupler les niveaux et que beaucoup de nouveaux objets seront très vite à la disposition du joueur (barres, cordes, ballons, etc.).

Ayant eu la chance de faire partie des beta testeurs, j’ai pu jouer au jeu en long et en large (d’ailleurs, le jeu s’est grandement amélioré durant la phase de beta test et il semble que cette dernière ai été très bénéfique), voici donc mes impressions.
Il est très réussi graphiquement, c’est mignon tout plein, très Loco Roco-esque, plein de couleurs. Sa force visuel tient surtout dans sa simplicité et sa lisibilité. On comprend toujours ce qui sert et à quoi, ce qui est interactif, de ce qui ne l’est pas. La musique zen et les bruitages renforcent cet aspect, il n’y a pas de superflu et l’aspect sonore contribue à donner un petit sentiment d’évasion que l’on n’attend pas forcément dans ce type de jeu. Quand je lance ce dernier et que j’entends la musique pour la première fois, je me sens tout de suite dans le cocon des Moki.
Côté gameplay, j’ai dès le début cherché à faire chaque niveau avec la médaille d’or avant de passer au niveau suivant. C’est un jeu de score et c’est extrêmement addictif. La première fois que je l’ai essayé, je n’ai pas pu m’empêcher de faire l’ensemble du premier monde avant de m’arrêter alors que je m’étais juré de n’y jouer que cinq minutes. Le jeu se renouvelle bien dans son level design (les niveaux sont vraiment différents les uns des autres), mais aussi dans l’apport de nouveautés à travers chaque monde : univers avec une nouvelle physique (comme le monde sous-marin), la découverte de nouveaux objets comme les ballons, la nécessité de construire des machines, etc. Ajoutez à cela que le jeu possède son propre éditeur de niveau et vous voilà avec un jeu à potentiel de durée de vie quasi-infinie.

Ce que j’affectionne particulièrement dans ce jeu, c’est que l’on peut finir un niveau d’une manière complètement différente de ce qui a été pensé par le designer du niveau. Il m’est souvent arrivé d’utiliser un seul dixième des objets proposés et de terminer le niveau avec une médaille d’or. En plus d’être classe, c’est très gratifiant. Surtout que le jeu intègre la fonction Plus+ qui possède un leaderboard et on peut donc comparer son score à celui des autres joueurs. Je vois encore la réaction de surprise de Thomas (level designer et graphiste sur le jeu) quand je lui racontais comment je résolvais certains niveaux.
Autre détail très important, tout est sauvegardé : vous vous trompez de quelques centièmes ? Vous appuyez sur le bouton “carré” et vous recommencez. Idem, vous ratez la médaille d’or ? Vous pouvez recommencer le niveau avec la configuration exacte avec laquelle vous l’avez terminé. Vous avez aussi une fonctionnalité “undo” en cas de mauvaise manip’. C’est ce genre de détails qui est extrêmement appréciable, le jeu n’est pas là pour punir le joueur, ni le coincer ou le retarder, mais plutôt pour qu’il s’amuse et qu’il soit responsable de tout ce qu’il se passe.
Dans les quelques soucis que j’ai rencontré : un léger manque de précision dans l’exécution de certaines actions et l’impossibilité de sauvegarder son niveau pour tenter une autre méthode. Et c’est à peu près tout. Certains trouveront à raison le jeu trop facile, mais il ne faut pas oublier que la véritable difficulté se fait plus dans l’obtention d’un bon score et de la médaille d’or que dans la résolution du niveau en lui-même. Donc pour moi, ce n’est pas un véritable défaut.

Pour finir, le jeu est très bien adapté à son support et on peut facilement y jouer partout (métro, toilettes, devant les pubs, etc.) grâce à son découpage par niveau (un niveau = un puzzle) et son système de sauvegarde.
Pour plus d’informations en attendant la sortie du jeu, je vous conseille d’aller faire directement un tour sur le site officiel du studio de développement du jeu : Godzilab.
iBlast Moki est un jeu iPhone que je vous recommande chaudement. Assurément l’un des meilleurs jeux auxquels j’ai joué sur le couteau suisse numérique de la pomme.
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